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Sociétaire, Dirigeant Pionnier

Michel Gschwind

Gérant, Associé co-fondateur

« Avec l’EFC, ARECO développe une solution intégrée de mise en valeur des produits frais capable de convaincre le consommateur de les réintégrer facilement dans sa consommation quotidienne en les substituant aux produits industriels transformés. »

  • Création : 1998

  • Effectif 2017: 85 personnes 

  • Secteur d’activité : industrie, humidification par nébulisation

  • Localisation : Grasse, Alpes Maritime, France

  • Autres: engagé dans une démarche RSE depuis 2011

  • Chiffre d’affaires 2016: 7,6 M€

Pourquoi engage t'il le mouvement ?

« Il faut innover par l’intelligence collective, les dirigeants ne peuvent pas avoir toutes les bonnes idées. Favoriser la diffusion de l’innovation est un souci constant »

Les étapes de la trajectoire

Situation initiale : ARECO au démarrage de l’accompagnement

Le nébuliseur, plus que de la fraicheur ?

Une nébulisation bien utilisée, à savoir modulée dans l’espace en fonction des produits conservés, de l’exposition, de l’éclairage, permet aux supermarchés de :

  • mieux conserver des produits de plus en plus frais sans conservateur
  • mieux vendre pour moins de déchets, simplifier l’accès aux produits non transformés

 

Qualité du produit

Le système est vendu clé en main avec une maintenance à vie.

L’équipement est amorti en 18 mois maximum s’il est bien utilisé.

 

Ressources techniques

L’entreprise assure l’exclusivité sur certaines innovations avec une vingtaine de brevets, de nombreux modèles et marques déposés. L’innovation est au cœur de l’activité avec 8 à 10 % du CA dédiés à son service R&D.

Les limites du modèle initial à court, moyen et long terme

– Tensions du marché (intensification de la concurrence internationale et forte tension sur ses prix)

– Marché de remplacement et produit vendu à longue durée de vie

– Incapacité à valoriser l’efficacité du produit et les services apportés par une bonne utilisation

– L’investissement est de moins en moins supportable financièrement par les clients

– Besoin d’amortissement à court terme des acheteurs qui valorisent trop peu la durée de vie et l’efficience

– Rigidité des modes d’achat des grands groupes, peu enclins à l’innovation contractuelle

Etape 1 : Location

Après un développement extrêmement rapide de l’entreprise et un nombre important d’installations réalisées, le taux d’équipement se stabilise et la concurrence commence à se développer. Le marché de remplacement est peu dynamique et la récurrence est assurée par les contrats d’entretien. Areco décide alors de lancer une offre test de location, afin de dynamiser le marché des primo-accédants et contourner les freins liés à un investissement jugé parfois « accessoire ». Cette offre positionnée « haut de gamme » ne représente aujourd’hui que 5% du CA total.

Etape 2 : Éco-conception

L’année suivante, les concurrents proposent des machines à des prix plus compétitifs mais moins performantes et moins fiables. Cette différence de performance n’est pas toujours perçue par les supermarchés. Areco poursuit alors une différenciation supplémentaire grâce à un projet complet d’éco-conception qui va permettre à l’entreprise de proposer une machine plus économe en termes de coût d’usage comparativement aux offres concurrentes, bien qu’étant plus onéreuse à l’achat. Le caractère durable de cette initiative repose largement sur les valeurs partagées au sein de l’entreprise.

Etape 3 : Focus sur les enjeux d’usage

A partir des perspectives offertes par l’EFC, l’utilisation du nébuliseur doit alors permettre une meilleure conservation des produits frais (réduction de la casse, préservation des qualités organoleptiques du produit, réduction des besoins de manutention qui est source de dégradation des produits). Or les enjeux d’usage et d’appropriation sont faiblement conscientisés par les parties prenantes.

Etape 4 : Le bon usage

Pour faciliter l’utilisation de la machine et améliorer la gestion des rayons frais, l’entreprise entreprend dès lors :

– le développement d’une automatisation intelligente de la nébulisation (adaptation automatique aux produits en rayon, adaptation automatique du taux d’hygrométrie…)

– la gestion des variations de température saisonnières

– la mise en place de systèmes d’alerte et de maintenance préventive

– la mise à disposition d’interfaces d’assistance pour les salariés des magasins

Etape 5 : Les salariés des supermarchés gagnants

Conscient de l’impact sur l’emploi pour les personnels de rayon, Areco propose alors de participer à requalifier le travail à partir de nouvelles tâches à plus forte valeur ajoutée (assistance aux clients et optimisation du rayon). Ce faisant, une finalité de rang supérieur émerge : encourager une consommation accrue de produits frais à cuisiner en substitution aux produits industriels transformés. Ainsi, la requalification des compétences couplée à la bonne utilisation du nébuliseur renvoie désormais à :

  • un enjeu économique : pour les supermarchés car ces rayons sont particulièrement rentables si bien gérés.
  • un enjeu environnemental : réintroduire des fruits et légumes de qualité dans l’alimentation des consommateurs
  • des enjeux sociaux : requalification du travail et impact positif sur la santé par une contribution à une consommation accrue de produits frais au détriment de produits industriels transformés

Etape 6 : Impact sur le consommateur final

Au final, côté consommateur, une nouvelle problématique d’usage apparait : comment encourager la consommation de produits frais ? Areco imagine alors les moyens d’information auprès des consommateurs pour les aider à s’approprier ces produits, développer la créativité autour de leur préparation et les inscrire dans un rapport à l’alimentation fondé sur le plaisir et la diversité des saveurs et des parfums.

L’entreprise réalise alors de nouveaux partenariats avec des bloggeurs et des nutritionnistes et développe une interface dédiée aux consommateurs, accessible dans les rayons frais, capable d’apporter l’ensemble des informations pertinentes à l’usager selon ses besoins. Une telle gestion des rayons frais va produire au fil du temps un volume significatif de connaissances sur les comportements et les habitudes alimentaires permettant en retour d’améliorer l’efficience économique de l’offre. Ces ressources immatérielles constituent désormais de véritables pépites pour l’entreprise.

en quelques mots

« ImmaTerra nous a permis de structurer notre offre, la méthode qui marie une formation théorique à l’étude des cas des autres entreprises participantes permet des échanges très riches. Au bout de quelques mois on voit converger le projet, on l’affine collectivement. En interne, nous avons pu dégager des pistes très concrètes qui sont déjà en phase pilote. Nous nous sommes fixé l’objectif de réduire notre consommation « matière » à moins de 15% du chiffre d’affaires dans 3 ans grâce à l’EFC. Moins de coûts, plus de marge et plus de respect de l’environnement ! »

Michel Gschwind, ARECO

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